28 mars 2007
Episode 42 : les Dalton et le Masque de fer.
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Enfin de l'action. Mais comme cela apporte aussi du suspens, je ne vous dirais rien. Ne comptez pas sur moi. Même sous la torture, des nèfles. Juste il y a plusieurs animaux dans cet épisode Numéro 42 de la saison 3 d'Objectif AOC intitulé : Les Dalton et le Masque de fer. Enfin il me semble que ce sont des animaux.
Allez servir un verre à l'acolyte dont la tête se découpe si joliment ici dessus.
Résumé des chapitres précédents : L'empire des Tétou-Souh, dirigé par Piccholo XXL s'est effondré sous les coups de boutoir d'un type tout rouge qu'on sait même pas son nom mais qui est devenu de ce fait Archétypique Oligarque Certifié. Enfermé dans sa cellule, Piccholo et son conseiller Bojaulpif broient du noir. Ils trouvent un certain réconfort moral dans l'arrivée de leur tourmenteur qui s'enferme avec eux pour échapper à la paranoïa bureaucratique de son aide de camp. Derniers soutiens de Piccholo, la flotte spatiale cède aux charmes de l'antropophagie tandis que le capitaine Bambi s'engage comme commis-boucher dans la Résistance. Heureusement, on resépare les méchants des gentils ou des autrement méchants. Et on retourne dans les geôles du tyrannique pouvoir.
26 mars 2007
Antoine et Rose.
Vu que leurs héros passaient chez moi, ils m'ont demandé un petit texte, elle et lui. Dont acte avec plaisir.
Ca c’est passé comme ça que j’ai dit, brigadier. C’est l’Ugène qui m’a dit de v’nir y dire. L’Ugene y m’a dit que sûrement c’était pas des gens comme y faut ces deux-là, des romanichels, des gens de la villle, des étrangers en une sorte voyez brigadier. Parce que tu me diras pas que si tu peux prendre la route de la nationale et la plaine tandis que de venir traîner dans nos montagnes, tu le fais sauf si t’as quelqu’chose qui te tarabine.
Ca fésait déjà un temps qu’on les
gobait, ils avançaient pas bien vite faut dire. Et pis ils se cachaient, et les
gens qui se cachent ben ça attire les curieux. Et l’Ugène c’est un curieux
comme on n’en fait plus pas un. « Agadon » qu’il me dit
« agadon » les chanterelles ou les cailles ou je sais ni quoi ni
qu’est-ce les temps normaux. Alors on y prend et on en laisse rien. Faudrait
pas gâcher.
Mais misère de champignon, c’est-y donc que ces deux là on les a gobé, enfin ces trois là, cause qu’il y avait un tout ch’tit belin, c’est lui qui nous a éveillé, qu’il beurlait de temps à temps dans le bois. Je peux vous y dire brigadier, ils se cachaient mais fi y nous voyaient pas. Et c’est là qu’on a vu qu’ils avaient vu le hameau mon brigadier.
On les a suivi un peu. Ils ont passé le pont de l’Ane, ils ont remonté chez Séroux, et puis du d’en-haut ils sont arrivés devant la ferme du Bailli. Et là, crois moi crois rien, mais je l’ai vu l’homme, je l’ai vu toucher au cul des poules. Moi mon brigadier j’suis comme vous, je voudrais bien défendre ma patrie mais on m’a renvoyé cause que je boîte de droite et l’Ugène de gauche.
Alors nous les seuls hommes du village on a pas la vie bien facile, si en plus on vient nous empaumer nos oeufs ça va sérieusement faire mique-miquain au village. Et puis bon, si on est d'aplomb on vient demander. C’est pas qu’on y aurait dit oui, mais après il aurait pu voler honnêtement le goniot. Et sûrement on y aurait donné du temps, voire qu’on aurait quasiment rien dit. Mais les gens qui volent sans demander c’est qu’ils ont la conscience pas bien propre.
C’est pour ça que l’Ugène y m’a dit « vas-y voir le brigadier à Saint Martin » histoire qu’on pourrait rendre service à la Patrie. Ils sont partis par le chemin des Fées, sous Malhaut. M’est d’avis que vous devriez voir au prieuré d’Ambierle. C’est pas que je soye rouge hein, mais des fois les curés ils sont bien complaisants.
23 mars 2007
Quelqu'un peut me passer des poils ?
Alors voilà, il y a une chaîne que si tu la fais pas tu renverses ta bière. Donc il faut que je la fais. C'est pas que, mais tout de même j'aime pas manquer de respect envers les artisans. Moi j'imagine que les types qui aident à faire de l'alcool ont des carrures qui vont d’une épaule à l’autre au moins. Et j’aime pas prendre de risque. Je crois en Dieu à l’église et quand j’en sors, je crois aussi au code de la route. Donc où j’en étais-je alors ? Oui c’est une raison pour le faire. Tu me demandes pas c’est quoi la raison, tu me demandes pas ce que c’est le truc que je vais faire, sinon je te pètes ta gueule.
C’est rien c’est la bière. Donc Cubik m’a dit « vas-y vas voir qui c’est tu vas voter pour (il habite en Belgique ce qui explique l’accent) ». Alors moi je l’ai fait. Et voilà. C’est des frais pour l’avenir en merde-à-zyeux et autres colifichets pétassiers, merci bien hein. J’ai bien tout répondu comme quoi j’étais pour que la Turquie elle rentre dans l’Europe mais avec des moufles, que il faut augmenter les impôts surtout pour les autres (j’aime pas prendre de risque je vous ai dit) tout ça tout ça et paf on m’a affirmé que j’étais une gonzesse. Je péremptoire pas, je prouve et tu cliques dessus pour aller à le test:
Donc voilà c'est dit, je suis une gonzesse, je fais tourner et je maudis :
Cécile , tu le fais pas je t’achète une GROSSE voiture.
STV , tu le fais pas je te mutes à Boulogne sur Mer.
P-H , tu le fais pas jamais Byzance elle entre dans l'UE.
Melina, tu le fais pas tu perds tout ton talent d'écriture.
P.S. : lesbienne de 90 kilos cherche jeune femme lubrique.
22 mars 2007
Episode 41 : décret X alinéa IV chapitre...
Ben en revoilà de l'épisode à suspens : signera, signera pas. Enfin des vrais super-héros. Foin des super-vaisseaux, des rayons laser ,des armées intersidérales, ici les héros sont pragmatiques et quand l'Univers est en danger, ils envoient un fax. Appréciez l'épisode 41 d'Objectif AOC :décret X alinéa IV chapitre...
Résumé des chapitres précédents : L'empire des Tétou-Souh, dirigé par Piccholo XXL s'est effondré sous les coups de boutoir d'un type tout rouge qu'on sait même pas son nom mais qui est devenu de ce fait Archétypique Oligarque Certifié. Enfermé dans sa cellule, Piccholo et son conseiller Bojaulpif broient du noir. Ils trouvent un certain réconfort moral dans l'arrivée de leur tourmenteur qui s'enferme avec eux pour échapper à la paranoïa bureaucratique de son aide de camp. Derniers soutiens de Piccholo, la flotte spatiale cède aux charmes de l'antropophagie tandis que le capitaine Bambi s'engage comme commis-boucher dans la Résistance à cause des enfants qu'il a eu d'une relation contre-nature avec un ourag-outang (certes sémillant). Heureusement, on resépare les méchants des gentils ou des autrement méchants.
20 mars 2007
Contes de notre enfance - refaits à neuf (4) : le loup-garou
Elle se considère parfois dans la glace, son corps, son visage. Bien sûr le temps a passé il n’empêche qu’elle peut encore faire rougir certains, mais voilà quinze ans déjà que Mathilde, la Mathilde passe les plats pour son homme quand il rentre le soir. Ce n’est pas vraiment désagréable, son homme ne fait pas la tête, il lui parle, un peu, parfois même il lui adresse un compliment. Sur la cuisine, sur elle. C’est quasiment plus qu’elle fait. Mais quand elle se considère ainsi, dans la glace, il semble que sur le tain s’inscrivent les images révolues de leurs premières nuits d’amour.
Et pour chaque action qu’elle entreprend, la ribambelle des souvenirs rend son geste plus lourd et plus morne, elle sent qu’elle s’est usée au bonheur et qu’il ne reste de la passion qu’une trame accablée. La soupe automatique est servie fumante à l’homme qui rentre du travail, dont le dos s’est arrondi au fil des ans. Elle le regarde parfois tandis qu’il est penché sur son assiette. On devine encore sous le pli âpre de la bouche le croc blanc, le sourire ravageur, il reste dans les yeux quelques poussières d’étoiles qui prodiguent une fluorescence moribonde, et sous le teint grisâtre de son homme, on discerne encore l’homme à la peau dorée qui semblait briller au soleil couchant.
Et puis elle revient de ces souvenirs de cinéma. Elle regarde par la fenêtre. Parfois la nuit tombe, parfois elle fait comme si. L’homme se lève, il laisse sur la table les reliefs du repas. Selon le jour il sort ou il reste, cela importe peu car ils sont séparés quoiqu’il en soit, il y a tant de murs dans une maison. Et puis elle préfère les jours où il sort. Comme un fait exprès il y a souvent un beau temps ces soirées là, une lune qui s’élève lumineuse et pleine, des dentelles en camaïeu de noir, les sapins qui piquent et les collines qui mamelonnent. Enfin, comme dans un rêve d’Hollywood, il y a le vent glacé qui pique les avant-bras nus.
C’est un pays sauvage, il faut dire. Un pays si sauvage qu’y rôdent encore des animaux plus vivants dans les songes que sur terre. Il y a sur la Butte à Pinlot un rocher plat qui met en valeur le superbe animal qui vient hurler à la lune. Un loup. Oui, un vrai loup, tout le village en frémit, Mathilde le regarde de loin, elle devine la sauvagerie, la fierté, l’haleine chaude. Un jour elle a décidé de s’approcher, comme une envie de sentir le musc. Alors elle a pris ses précautions : une cape pour combattre le froid, des bottes pour marcher en pleine campagne et un couteau pour se rassurer. Elle ne pourrait pas se défendre de toute façon.
Et une nuit où elle était seule, elle s’est approchée de la Butte. Il est apparu et s’est assis, comme s’il était maître de toute chose. Alors qu’il s’apprêtait à hurler, elle est sortie de son couvert, il a sursauté et l’a considérée. Les yeux semblaient brûler de l’intérieur, ils appelaient Mathilde et elle ne résista pas longtemps. Bientôt elle caressait rugueusement le dos du fauve d’une main, l’autre pointant le couteau en avant. Il semblait que la rude fourrure soit électrisée, il semblait que les odeurs et les sons tournent, il semblait que les caresses à l’un que les coups de langue à l’autre ne pourraient jamais s’arrêter.
Le destin est farceur, il a voulu qu’à ce moment le coude de Mathilde bute sur le rocher et que la lame qu’elle tenait dans la main s’enfonce dans le flanc de la bête. Il n’y eut pas de cri, pas de moment suspendu, sans demander son reste le loup s’enfuit. Et la belle, pantelante, éreintée, abasourdie rejoignit sa maison. Plus seule encore qu’elle ne l’avait été.
Il arriva ce soir là que l’homme ne rentra pas. Il n’avait pu que se traîner jusqu’à la porte, sa main ouverte sur le battant. Il avait au côté une entaille sanglante.
17 mars 2007
Attentons à nos jours.
...
14 mars 2007
Episode 40 : Mon père ce zéro.
Oedipe au sommet de son art dans cet épisode qui nous parle de paternité dans un grand élan généreux pour le mélange des espèces (oui vous avez bien lu : des espèces). Le terrible passé du capitaine Bambi le rattrappe dans l'épisode 40 d'Objectif AOC saison 3 : mon père ce zéro.
Résumé des chapitres précédents : L'empire des Tétou-Souh, dirigé par Piccholo XXL s'est effondré sous les coups de boutoir d'un type tout rouge qu'on sait même pas son nom mais qui est devenu de ce fait Archétypique Oligarque Certifié. Enfermé dans sa cellule, Piccholo et son conseiller Bojaulpif broient du noir. Ils trouvent un certain réconfort moral dans l'arrivée de leur tourmenteur qui s'enferme avec eux pour échapper à la paranoïa bureaucratique de son aide de camp. Derniers soutiens de Piccholo, la flotte spatiale cède aux charmes de l'antropophagie tandis que le capitaine Bambi s'engage comme commis-boucher dans la Résistance.
Pour accéder au lecteur il suffit de cliquer sur le verre à Maurice, le type qui a une cravate noire.
12 mars 2007
Au village, sans prétention.
Il est arrivé par la seule route qui mène au village, et au village, vous pouvez demander, on n’aime Julien qu’à moitié. Une moitié du village apprécie son oeil pétillant de malice, son sourire facile qui découvre légèrement ses dents. Une autre moitié le couve d’un regard noir sans trop oser rien dire attendu qu’il a le torse large et le bras plutôt noueux. Certaines soirées des femmes reviennent tard mais on n’a jamais rien pu voir, rien pu prouver, sinon le garde-chasse aurait intervenu, pour sûr, au lieu de rester à la table devant son verre de rouge en attendant que Lucienne rentre.
D’ailleurs on ne sait pas bien de quoi il vit le Julien, il reste dans son cabanon, il se nourrit de presque rien, il accepte n’importe quel travail quand il a besoin d’argent, il le fait bien, puis il ne fait rien. Il vit la vie d’artiste en quelque sorte. Enfin, Julien n’est guère fréquentable. Les saisons passent, puis les années, les hommes s’étaient dit qu’attendre rendrait Julien un peu moins beau, un peu moins aimable. Hélas le vieil adolescent à l’air canaille est devenu un superbe jeune homme, puis un mâle sûr de sa séduction et la fatalité semble vouloir qu’il devienne un homme sûr de sa maturité aux tempes grises et charmantes.
Bref, au village les femmes sont toujours aussi volages et les hommes perdent patience, assis autour des tables, taiseux et sombres. Alors ils partent un dimanche en battue. Ca n’était pas la saison, c’était plutôt celle des chanterelles, mais le garde-chasse n’était pas intervenu, il était resté à table. Ils sont revenus bredouilles, mais curieusement souriants, l’air malin. Ils ont moins bu qu’à l’habitude le soir.
On n’a retrouvé le corps que cinq jours plus tard, le ventre avait été dévoré par un renard peut-être ou un chien errant. On l’a enterré le soir même, il sentait mauvais. Bien sûr le cortège est long qui l’accompagne au cimetière, il est long et larmoyant et exclusivement féminin. Pour le banquet, seuls les hommes sont présents, et le vin coule, et les esprits s’échauffent en même temps que les rires deviennent plus bruyants. Ce soir ça va être la fête à la salope, la kermesse des putains, ce soir les mains vont voltiger sur les bonnes joues, les bonnes joues qui vont bien rougir.
En une nuit, une seule, la moitié du village a pris vengeance de quinze ans d’amertume. La nuit a été courte et douloureuse pour certaines, longue et sans rêves pour les autres. La vie normale, voilà ce qu’on pense avoir retrouvé pendant toute une semaine. Toute une semaine de femmes soumises, toute une semaine de beuveries. Mais ce n’était pas assez de posséder leur corps, il fallait Julien possède leurs rêves. Nulle ne se donne au fil de cette semaine, plus fidèle à l’amant mort qu’elles ne l’a été au mari vivant. Le samedi, les maris se sont rassemblés au bistrot, et ont envisagé les solutions. On a exclut la trépanation, mais on est tout prêt d’accepter la réclusion et puis une longue longue nuit éthylique.
Les hommes se relèvent ce matin-là et tous se rendent compte qu’aucun d’entre eux n’est rentré à la maison. Et le village est transi d’un silence étrange tandis qu’ils sortent un à un pour retrouver leurs pénates. Un voyage long et embrumé, un voyage clos par un cri étonné. Chacun ressort à nouveau sur le palier et regarde un moment la route par laquelle les femmes sont parties pendant qu’ils dormaient, la seule route qui mène hors du village.
10 mars 2007
Vive la journée de la femme (si nous n'y perdons pas notre virilité)
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Deux jours de retard, certes.
03 mars 2007
Revendications
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