26 mars 2007

Antoine et Rose.

Vu que leurs héros passaient chez moi, ils m'ont demandé un petit texte, elle et lui. Dont acte avec plaisir.


 

Ca c’est passé comme ça que j’ai dit, brigadier. C’est l’Ugène qui m’a dit de v’nir y dire. L’Ugene y m’a dit que sûrement c’était pas des gens comme y faut ces deux-là, des romanichels, des gens de la villle, des étrangers en une sorte voyez brigadier. Parce que tu me diras pas que si tu peux prendre la route de la nationale et la plaine tandis que de venir traîner dans nos montagnes, tu le fais sauf si t’as quelqu’chose qui te tarabine.

Ca fésait déjà un temps qu’on les gobait, ils avançaient pas bien vite faut dire. Et pis ils se cachaient, et les gens qui se cachent ben ça attire les curieux. Et l’Ugène c’est un curieux comme on n’en fait plus pas un. « Agadon » qu’il me dit « agadon » les chanterelles ou les cailles ou je sais ni quoi ni qu’est-ce les temps normaux. Alors on y prend et on en laisse rien. Faudrait pas gâcher. 

Mais misère de champignon, c’est-y donc que ces deux là on les a gobé, enfin ces trois là, cause qu’il y avait un tout ch’tit belin, c’est lui qui nous a éveillé, qu’il beurlait de temps à temps dans le bois. Je peux vous y dire brigadier, ils se cachaient mais fi y nous voyaient pas. Et c’est là qu’on a vu qu’ils avaient vu le hameau mon brigadier.

On les a suivi un peu. Ils ont passé le pont de l’Ane, ils ont remonté chez Séroux, et puis du d’en-haut ils sont arrivés devant la ferme du Bailli. Et là, crois moi crois rien, mais je l’ai vu l’homme, je l’ai vu toucher au cul des poules. Moi mon brigadier j’suis comme vous, je voudrais bien défendre ma patrie mais on m’a renvoyé cause que je boîte de droite et l’Ugène de gauche.

Alors nous les seuls hommes du village on a pas la vie bien facile, si en plus on vient nous empaumer nos oeufs ça va sérieusement faire mique-miquain au village. Et puis bon, si on est d'aplomb on vient demander. C’est pas qu’on y aurait dit oui, mais après il aurait pu voler honnêtement le goniot. Et sûrement on y aurait donné du temps, voire qu’on aurait quasiment rien dit. Mais les gens qui volent sans demander c’est qu’ils ont la conscience pas bien propre.

C’est pour ça que l’Ugène y m’a dit « vas-y voir le brigadier à Saint Martin » histoire qu’on pourrait rendre service à la Patrie. Ils sont partis par le chemin des Fées, sous Malhaut. M’est d’avis que vous devriez voir au prieuré d’Ambierle. C’est pas que je soye rouge hein, mais des fois les curés ils sont bien complaisants.

 

 

Fait à la main par Biere_Bremier pour le service de 20:52 - Textes à lire - Commentaires[22] - Permalien [#]

Alors donc vous disiez ...

    Sont pas dans la merde maintenant... y a pu qu'a trouver superman pour qu'il ecrive la suite ! !

    Posté par Largentula, 26 mars 2007 à 21:13
  • Merci à toi

    Posté par Largentula, 26 mars 2007 à 21:14
  • Je te ai fait aller trouver Dieu. Attends c'est super bien come idée. (AHAHHAHAHAH *rire dément*)

    Posté par Bière Bremier, 26 mars 2007 à 21:15
  • Translate please.

    Moi, tous ces mots nouveaux... Ca m'embrouille mon français impeccable.
    Mais j'ai bien ri. Aussi. Comme je peux je fais.
    Bizettes

    Posté par Mélina LOUPIA, 26 mars 2007 à 21:46
  • Que te dis que je parle pas bienbien ?
    Didon c'est franc pas aimable hein.

    Posté par Bière Bremier, 26 mars 2007 à 21:58
  • Qui a bu, verra .... double !

    Posté par P-H, 26 mars 2007 à 22:25
  • Mais alors

    Oui, mais pourquoi?
    Bizettes

    Posté par Mélina LOUPIA, 26 mars 2007 à 22:46
  • comment qu'c'est gârs?

    c'est pas chanterelles c'est jaunottes vin'dieu j't'ai d'jà dit!

    Posté par Cécile, 27 mars 2007 à 08:03
  • ya d'la neige par chez toi ou bien gars?

    Posté par melle Bille, 27 mars 2007 à 09:28
  • Je préfère quand tu fais des romans-photos intergalactiques que quand tu écris : je me sens alors un peu moins nul.

    Posté par STV., 27 mars 2007 à 13:22
  • P-H > Le verrat je l'ai vendu au Toine.

    Mélina > Parce que tu le vaux bien. Poutoux.

    Cécile > Viens pas aux champignons dans nos bois, je fous un coup de fusil.(c'est quoi ce parler d'étranger ?)

    Mlle Bille > Et des loups ma bonne, des loups.

    Stv > Comment tu me l'envoies pas dire qu'il est tout pourri mon roman-photo... (merci mon gamin)

    Posté par Bière Bremier, 27 mars 2007 à 18:30
  • c'est du haut marnais profond ( dans ton cul)
    et il a raison STV on peut ranger nos mots et se mettre à la pate a modeler une fois qu'on t'a lu.

    Posté par Cécile, 27 mars 2007 à 20:15
  • En exclusivité (et en me faisant un peu de pub) la suite demain à 20h13...

    Posté par Largentula, 27 mars 2007 à 20:23
  • MERKI
    (il était temps, je sais)

    Posté par Ardente, 27 mars 2007 à 20:24
  • Un dico, qui c'est qu'a un dico siouplait !
    (y'en cheu par là aussi)

    Posté par Je rêve, 27 mars 2007 à 21:27
  • Cécile > Ah oui. La haute-marne. Un pays qui existe pas.

    Largentula > Ahah . Tu t'es renseigné sur le prieuré et le triptique ? (comment je suis un sadique moi)

    Ardente > De rien. enfin si mais bon.

    Mimi > C'est clair pourtant. C'est de la langue française de chez moi.

    Posté par Bière Bremier, 27 mars 2007 à 22:15
  • tu viens de rayer le langres et la boisserie de la carte.
    c'est grave.... tu iras en enfer manger du babybel et des croquettes findus!

    Posté par Cécile, 28 mars 2007 à 12:18
  • Du quoi et du quoi ? C'est quoi ces machins ? Des fromages ? (le babybel c'est connu par contre, ça vient de Hollande -putain la private joke d'enfer-)

    Posté par Bière Bremier, 28 mars 2007 à 14:19
  • parler de Babybel sur un billet d'Antoine et Rose alors qu'ils ont été élévé au Coulommiers, aux Bries (il y en a plein de différents) et à la butte de Doux ! ! C'est une honte ! !
    (quelqu'un à déjà essayé de se faire un nez de clown en croute de Coulommiers? hein? non ! ben c'est pas pour rien ! !)

    Posté par Largentula, 28 mars 2007 à 14:41
  • "Mais les gens qui volent sans demander c’est qu’ils ont la conscience pas bien propre."

    Et c'est avec cette citation qu'on se rend compte de la portée philosophique des conversations qui se tiennent -plus ou moins droites - au bar de Bière, au bar de Bière... Obère mon bar mon gars, ça rend amer là-bas... Au bar ma mère garçon se prend la tête avare...

    Posté par vincent3m, 31 mars 2007 à 22:24
  • (quand y'a d'l'Ugène, y'a pas d'plaisir...)

    Posté par tiphaine, 03 avril 2007 à 22:41
  • Quand tu fais du Giono, ça me retourne toute à l'envers. Chuis pleine de chagrin à c'theure, mais ça va s'arranger. C'est du gallo, je pourrais te le dire en breton, mais tu comprendrais rien. Ou en tchèque. Mais tu sais pas le tchèque non plus. Alors, en Ravage. Mais conais-tu le Ravage ?

    Posté par Nijenn, 12 avril 2007 à 22:17

Ecrivez fort, je suis dur de l'oeil.